[Voyage] A ceux qui n’ont pas vu le 11 juin, Visite d’Oradour-sur-Glane

Le 10 juin est une date anniversaire capitale. C’est celle du massacre d’Oradour-sur-Glane, ce village enfoui loin dans nos souvenirs scolaires, ce nom qui nous évoque quelque chose, on ne sait plus trop quoi. Ce 10 juin 2011, j’ai été à Oradour, voir ce dont le mal absolu était capable.

C’est là que le 10 juin 1944, une compagnie de SS a décidé, de manière totalement arbitraire, d’encercler un village. Ce village n’était pas un fief de la Résistance. Il ne cachait pas de personnes recherchées. Il ne regorgeait pas d’armes cachées.

C’était un village où les gens vivaient, tout simplement. C’était un village où les gens de Limoges venaient se promener le weekend.

Ce 10 juin 1944, on a séparé les hommes des femmes. On a entassé les hommes dans des lieux sans issue. Un coup de feu, un signal, a retenti. A ce moment là, les SS, des gamins d’à peine 18 ans pour la plupart, ont tiré dans le tas.

On a amené les femmes à l’église, avec les enfants, et les bébés dans leurs landeaux. Après les avoir gazés, on les a achevé et on a mis le feu.

Une femme a survécu, quelques hommes également. Des survivants, je n’ai pas vu le visage, et je n’ai entendu que de brefs témoignages. Les morts ont été enterrés comme des chiens.

Aujourd’hui, on peut visiter Oradour, ville morte, restée écorchée vive comme en 1944. A un détour de rue, on imaginerait presque croiser un enfant, avec un béret et un blouse, les chaussettes montants jusqu’aux genoux.

Je n’ai plus jamais envie de voir un jour un autre Oradour.

Plus d’informations sur la visite d’Oradour-sur-Glane sur le site du Centre de la Mémoire>>

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4 réflexions sur “[Voyage] A ceux qui n’ont pas vu le 11 juin, Visite d’Oradour-sur-Glane

  1. 😦 Comment ne pas être bouleversée…
    Pour ma part, je viens justement de terminer « Elle s’appelait Sarah », histoire imaginée à partir de la rafle du Vel d’Hiv… Comprendrai-je un jour ?…

  2. J’ai visité ce village moi aussi une année où il se situait sur la route de nos vacances avec mes parents. J’avais 15 ans. Et je me rappelle de chaque minute passée là-bas.

    J’y emmènerai mes futurs enfants. Parce qu’il ne faut jamais oublier. Parce que ça peut recommencer.

    ++

    WM

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