[Maternité] Mon Allaitement de 2 jours…

Bébé 2 jours, ou plutôt 2 nuits et 1 journée, c’est le temps que j’ai tenu.
Quand j’étais enceinte, je n’étais pas spécialement pro-allaitement, ce geste, certes naturel pour certaines, ne l’a jamais été pour moi. Je n’ai pas d’amie ni de femme de ma famille que j’ai vu allaiter.
Pourtant, au fil des mois, au fur et à mesure des cours dans ma maternité réputée très pro-allaitement, je me suis convaincue que j’allais le faire, car c’est ce qui était le mieux pour ma fille. Je me suis documentée, j’ai suivi les cours avec dévotion, j’ai lu des livres, des blogs…
Puis Moutarde est née. Tout s’est bien passé mais avec le recul, je me souviens qu’elle n’a pas tétée de suite. Ni que, durant les 2 heures dans la salle de naissance avec mon petit crapaud de 3 kilos, quelqu’un soit venu me demander, ou même m’aider à la mettre au sein. J’avais pourtant écrit un projet de naissance…
Sa première nuit, elle l’a passé à dormir. Et sa première journée, elle l’a passée à pleurer. Je l’ai mise au sein. Elle s’endormait. On me montrait durant une brève visite de sage-femme telle ou telle position. On me disait de la réveiller. De la laisser minimum 5 minutes. ou alors minimum 10. qu’il fallait la faire roter. ou pas…
J’étais fatiguée. Puis les grands-parents sont arrivés, et mon bébé hurlait. Tout le monde est parti et mon bébé hurlait toujours. Le soir arriva, elle ne faisait que pleurer. Elle a commencé à me faire horriblement mal à chaque tétée. Il était 1 heure du matin, je n’avais dormi que quelques heures en 2 nuits et 1 journée. J’ai appelé les infirmières. On m’a d’abord dit qu’il fallait la prendre dans le lit avec moi. Le lit était rikiki, sans aucune sécurité, mon bébé minuscule et tout neuf, j’avais peur de m’endormir, de la faire tomber, de l’écraser.
J’ai attendu encore et encore et j’ai rappelé, on m’a proposé une première fois de lui donner un complément. J’ai refusé. Puis une heure plus tard, épuisée, je l’ai demandé de moi-même, devant une infirmière indifférente à mes larmes de maman toute neuve et épuisée. Elle s’est même moquée de moi avec sa collègue car j’ai demandé à suivre ma fille dans la nurserie quand elle la nourrissait.
Ma petite Moutarde s’est endormie, repue, et moi j’ai pleuré.
Après quelques heures de sommeil, je me suis réveillée et elle dormait toujours. A ce moment-là, j’ai eu un sentiment effroyable qui m’a horriblement culpabilisé: j’avais peur que ma fille se réveille. J’avais peur qu’elle réclame, peur de souffrir à nouveau. Quand je suis allée pour sa toilette, une auxiliaire m’a clairement demandé si je souhaitais arrêter. Sans jugement, gentiment. J’ai dit que oui et j’ai pleuré et elle m’a consolé.
J’ai tenu 2 jours et j’ai culpabilisé pendant 6 mois. A ce jour, j’ai du mal à écrire ce billet sans que les larmes ne me montent aux yeux. Certains me trouveront mère indigne. Je n’ai pas été capable de nourrir ma fille et je l’ai mal vécu, c’est vrai. Moutarde est pourtant un bébé épanoui, pleine de vie, et en bonne santé. Pourtant j’ai souffert, probablement un peu à cause d’un lobby pro-allaitement qui n’a pas su tenir ses promesses. On m’a dit qu’il FALLAIT que j’allaite ma fille. On m’a dit que c’était mieux pour elle et pour moi. On m’a dit que ça serait dur et qu’on m’aiderait. Qu’on ferait tout pour que mon allaitement se passe bien. J’ai le sentiment d’avoir accordé ma confiance à des gens qui m’ont trahi. Qui m’ont fait des promesses mais qui n’étaient pas là à 15 heures, 21 heures ou 1 heure du matin pour m’aider quand mon bébé pleurait, que j’avais mal et que j’étais désemparée.
Ce billet, sans réelle conclusion, est en quelque sorte un petit pansement sur mon coeur de Maman, car 9 mois plus tard, cet échec, j’y pense encore !
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40 réflexions sur “[Maternité] Mon Allaitement de 2 jours…

  1. Je comprends tellement ce que tu ressens. Je me suis sentie complètement seule pendant la période où j’ai allaité.
    J’ai tenu 2 mois mais j’en garde un souvenir amer, je pleurais souvent, j’étais désemparée..
    Et certains personnels hospitaliers n’ont aucun tact ni empathie. Alors qu’il suffit de peu pour aider une jeune maman..
    Bises

  2. Que ce billet résonne en moi !!!
    J’ai vécu exactement la même chose que toi, et j’ai mis des mois et mois à m’en remettre… le personnel de la maternité n’était clairement pas suffisamment (in)formé sur l’allaitement, on m’a donné des conseils flous, puis engueulee… super !
    Au final ma fille a très bien grandi au biberon, nous nous sommes tous accomodés de ce mode de nutrition, mais pendant longtemps j’ai gardé rancœur au personnel de la clinique.
    Tu as raison d’écrire ce billet, je l’avais fait aussi et ça m’avait beaucoup aidée. J’espère que c’est également le cas pour toi.

    • Oui, je commence à tourner la page et à envisager un possible allaitement pour un futur bébé. C’est vrai que c’est dingue, la manière dont le personnel médical ne nous aide pas! Si tu savais comme je leur en veux!

  3. ton billet me touche beaucoup… A n’a pas réussit à téter au début comme ta petite moutarde.Mais la deuxième nuit à la mater, je n’arrivais pas à le nourrir, je pleurais comme une folle je me souviens, en plein milieu de la nuit j’ai appelé la puericultrice pour lui qu’on lui donne un biberon. Elle a tout simplement refusé ! Elle est resté jusqu’à temps qu’Arthur arrive et puis il a réussit et elle est parti.. j’ai essayé le teterelle et la magie s’est produit, plus de douleurs rien ! Tu as mon récit d’allaitement ici si tu veux: http://www.babymeetstheworld.com/cest-pas-si-complique/%E2%99%A1-allaiter-cest-pas-si-complique. Je comprends ta peine. ici c’est carrément un pays pro allaitement. j’avais honte quand je donnais le biberon a mon fils, vraiment !

  4. La vache il m’est arrivé la même chose qu’a toi !!!!! il y a deux ans … et la seule chose qui m’a apaisé… c’est d’en avoir un deuxième, de me laisser le choix, pour finalement ne jamais essayer de lui donner le sein et de me contenter du biberon…

    La sage femme qui m’a suivit pour la seconde grossesse, a écouté mes doutes pendant 9 mois, longuement expliqué la technique et proposé de venir faire les visites à domicile mais non, je n’ai pas sauté le pas … et je ne regrette pas …

    et elle ne m’en a jamais tenu rigueur …

    et c’est génial

    🙂

    • C’est top d’avoir pu être suivi et de pouvoir faire ton choix sans jugement! Au final tu as dû te sentir beaucoup plus épanouie pour le numéro 2!

  5. En ce qui me concerne, voilà 12 ans maintenant que cette période d’allaitement est passée. Et pourtant j’y pense de temps en temps ! La catastrophe pour le 1er, seule, désespérée, tire lait pour finir avec un engorgement et une infection !! bref que de mauvais souvenirs. Alors, autant te dire que pour la deuxième, je n’y ai même pas songée …. Si tu dois revoir ta décision pour un deuxième , essayes d’être bien entourée (je sais qu’il existe des sages femmes qui viennent à la mater et chez toi pour t’aider ! ca peut être bien : je l’ai malheureusement su trop tard )

    • Je ne savais pas que tu avais allaité! Si on a un 2e un jour, j’essaierai je pense mais surtout je ferai le suivi avec une sage femme tout du long!

  6. Je n’ai pas nourri mon fils au sein. Normal, je suis son père.
    Julie a voulu tenter l’allaitement maternel, et je comprends parfaitement ce désir d’expérimenter cette union si forte d’une mère qui nourrit son bébé au sein. Deux corps en parfaite osmose, celui qui donne et celui qui reçoit. C’est pour moi une image magnifique et un regret que la Nature ne me permette pas une telle fusion avec mon enfant.
    Je n’ai jamais forcé Julie à prendre notre fils au sein, ni à ne pas le faire. Nous choisissons ensemble pour lui qui est si petit, mais je ne conçois pas mon rôle de mari comme celui qui décide du destin de sa femme et je l’ai laissée choisir elle-même si elle voulait suivre cette voie. Ça n’a pas été comme elle l’espérait. Peu de lait, un bébé qui ne tétait pas assez fort, toute une conjonction d’éléments qui ont fait qu’après quelques jours, Julie s’est résignée avec tristesse à utiliser les biberons et le lait maternisé. Je n’ai jamais jugé Julie sur ses désirs et sur le fait qu’elle les suive ou les abandonne, et j’étais partagé entre deux sensations contradictoires. J’étais triste que Julie ne puisse pas vivre cet allaitement qu’elle voulait très fortement, mais j’étais aussi heureux de pouvoir participer à armes égales à l’allaitement de mon enfant. Même si dans les faits elle se levait plus souvent que moi la nuit, pour me laisser me reposer avant de conduire plus d’une heure le lendemain matin pour aller au boulot, je me suis aussi levé la nuit pour donner le biberon. Moi aussi j’ai passé de très longs et difficiles moments à lutter contre mon sommeil, souvent énervé par la fatigue accumulée, pour nourrir mon fils et le rendormir avant de retourner moi-même au lit ou simplement commencer ma journée en laissant Julie dormir et reprendre des forces.
    Mesdames, moi qui aurait aimer nourrir mon fils avec mon corps, j’imagine (peut-être mal, mais sans doute d’une manière proche malgré tout) votre douleur psychique de ne pas parvenir a assurer un allaitement maternel serein. Mais sachez que vous offrez en retour au père de vos enfants de merveilleux moments à deux, rien que lui et son enfant, dans le calme de la nuit. Des moments qu’il n’aurait pas eu s’il avait fallu vous confier cette petite créature à vous et rien qu’à vous…

    • En voilà un joli témoignage de Papa. Mon mari m’a beaucoup soutenu, quelque soit mon choix. En plus, c’est vrai qu’il a pris plaisir à donner le biberon à notre fille, et c’est pour cela que je pense qu’il ne serait pas très partant pour un allaitement dans l’hypothèse d’un second bébé!

  7. Je découvre ton blog avec ce billet très émouvant… J’aurai pu écrire la même chose et finalement, l’allaitement s’est mis en route. Mais comme toi, je n’avais que des conseils divergents à la maternité et un bébé qui s’endormait au sein ou qui hurlait. Au bout de 4 jours, j’étais au fond du trou et là une sage-femme a trouvé les bons mots: « des conseils vous en entendrez par miliers, c’est vous la maman, c’est à vous de décider ce qui convient à votre bébé ». La suite a été encore cahotique pendant plusieurs jours mais cette prise de conscience que c’était MOI qui décidait comment faire a été le début du « mieux » puis du « très bien » puisque l’allaitement aura finalement durer 12 mois.
    Bref, tout ça pour dire que les jeunes mamans qui allaitent, surtout pour un premier bébé, devraient être bien plus soutenues/aidées et le personnel mieux formé…
    En tout cas je trouve bien dommage qu’il y ait tant de foin sur l’allaitement pendant la grossesse si c’est pour laisser tomber les mamans ensuite.
    En tout cas j’espère que ce billet te permet de ne plus culpabiliser ! Que ce « pansement » est efficace, parce qu’il n’y a aucune honte à donner le bib !!!

    • Tu as eu de la chance de rencontrer la bonne personne, au bon moment surtout! je crois que c’est quelque chose de crucial! Certaines extrémistes de l’allaitement oublient qu’elles auraient pu aussi se retrouver en échec, car il suffit d’un grain de sable pour enrayer la machine.
      En tout cas, c’est d’autant plus flippant que j’ai accouché dans un endroit très réputé, très pro allaitement, donc je n’ose imaginer ailleurs!

  8. J’ai ressenti ce même sentiment terrible : avoir peur qu’elle se réveille et recommencer cette « corvée ». L’allaitement que je pensais naturel, que je croyais une rencontre avec bébé était devenu ce qui m’éloignait de ma fille. Contrairement à toi, elle ne pleurait pas, et aussi contrairement à tous les autres bébés de mon étage, tous allaités à une autre exception de taille puisque la mère avait été plongée dans un coma artificiel suite à un accident en salle de naissance. Moi, je n’avais aucune excuse ! Lorsque, horrifiée à l’idée que l’allaitement allait gâcher mes premiers instants avec ma fille, j’ai décidé de lui donner du lait industriel, on m’a littéralement abandonnée à mon sort et à ma montée de lait. Je n’allaitait plus, donc je ne méritais plus le temps précieux des auxilliaires de cet hõpital « ami des bébés » (mais pas forcément des mamans, finalement).
    Je tiens à te remercier pour cet article, mais aussi pour nos échanges : ma fille étant née 1 semaine après ta jolie Moutarde, ton expérience à dédramatisé mon « échec » (même si moi aussi j’en pleure en écrivant ces mots. En fait, il paraìt qu’on peut être une mère aimante et vouloir le mieux pour son enfant sans allaiter.

    • Oh que je me souviens… Je suis contente que mon expérience ai pu t’aider. Je sais que R. et A. sont les preuves vivantes qu’on peut être nourries au bib et être des enfants en bonne santé, pleines de vie, et HEUREUSES.
      Penses-tu que tu ré-essayeras pour un éventuel second? et que tu iras dans la même mater? Pour ma part, je suis perplexe!

      • L’idée du second est de plus en plus éloignée je t’avoue, mais si jamais cela se produit il est certain que je retournerai dans cette maternité, avec moins d’attente de ce point de vue.
        Désolée d’entrer dans les détails pratiques mais ce qui péchait c’était mes mamelons qui n’avaient pas la forme adéquate et qui empèchaient de prendre le sein en bouche. Une auxiliaire m’a très bien conseillé les bouts de sein qui m’ont permis de faire quelques mises au sein réussies. Mais le doute s’était installé : est-ce que l’allaitement état vraiment au bénéfice de mon enfant ou pour me donner une importance. Le fait d’avoir donné le biberon nous a donné un équilibre, incluant le papa, facilitant les premiers mois et les nuits, les premières gardes par un tiers.
        Réessayer, pourquoi pas, mais pas à n’importe quel prix, avec moins de pression, dire que donner un bib de lait industriel à un bébé allaité n’est pas un drame, et surtout garder de la place à l’ainée.

  9. Même début que toi. J’ai voulu allaiter (sans grande conviction) parce qu’on me répétait que c’était bien pour mon bébé, mon enfant. J’ai essayé, jusqu’à en avoir mal parce que je savais que c’était difficile. Je partais pourtant avec un handicap physique mais cela semblait possible. Mon bébé était loin de moi (petit préma) donc je tirais « mon lait » pendant qu’il était en néonat … j’ai pleuré. Et on m’a demandé si je vous voulais arrêter. J’ai dit oui. Heureusement, je n’ai pas souffert de cette décision comme toi. Mais j’imagine très bien ton sentiment de trahison … je connais beaucoup de maman comme toi. bon courage pour cette reconstruction, car je pense que s’en est vraiment une.

    • Je trouve que c’est super important qu’à un moment donné, quelqu’un pose la question du désir d’arrêt. Pour moi, cela a été déclencheur et salvateur. J’ai dit oui. j’ai pleuré, et on m’a « consolé » et écouté. J’ai pu exprimé mon mal-être et sur le coup cela m’a fait du bien. J’imagine à quel point cela a dû être salvateur dans ta situation car tirer son lait, c’est encore plus difficile je pense!

  10. L’aide pour la première fois est hyper importante. Je n’ai mis aucune pression à ma femme, et l’ai laissée choisir. Elle était pro-allaitement dès le départ (au contraire de moi qui voulait absolument donner le bib !), mais en pratique, ct mal parti au début. Et puis lors de cette fin de première journée, alors que je pensais qu’elle allait abandonner, une aux-pué spé de l’allaitement est venue. Patiemment, elle a rassuré ma femme et lui a proposé de l’aider si elle voulait. Elle y a passé bcp de temps, avec bcp de douceur, de calme, des techniques différentes… Et 24h plus tard, ct plié et ma femme mastérisait le truc. Mais je pense que sans cette personne ressource, absente pour bcp de femmes qui voudraient bien mais ne savent pas comment s’y prendre, on était au bib au bout de 2j. Bravo pour ce témoignage en tout cas. Et le courage d’avoir essayé.

    • La bonne personne au bon moment. C’est ce qui semble ressortir de beaucoup d’expériences. Cela semble aussi prouver que l’allaitement est rarement un acte facile et naturel!
      Combien de temps ta femme a-t’elle allaité?

      • Moi je ne suis pas aussi catégorique, j’ai été très accompagnée, voire trop. Dans ma maternité tout est mis en oeuvre pour l’aide à l’allaitement, si bien qu’on oublie que ce n’est pas adapté à toutes les femmes ni tous les bébés.

      • mais l’accompagnement va dans les 2 sens! tu n’as pas été aidée quand tu as choisi de ne pas allaiter ta fille!! de même je pense que ça a été salutaire pour moi de rencontrer quelqu’un qui m’a posé la question, à savoir si je voulais arrêter!

  11. J’ai moi aussi accouché dans cet hôpital ami des bébés, les débuts de l’allaitement ont été très difficiles, le personnel n’est pas si bien formé que ça, et chaque personne a une version différente du coup on ne sait plus ce qu’il faut faire, au final le jour prévu de la sortie ma fille n’avait pas suffisament repris de poids, ils nous ont gardé et envoyé la conseillère en lacation qui elle a su vraiment donner les bons conseils et être rassurante, on l’a revu une fois après la sortie de la matèr, puis on l’a juste appelé pour la remercier d’avoir sauvé notre allaitement parce que sans elle j’aurai abandonné. Au final 15 jours à tirer mon lait pendant que son père la nourrissait à la pipette, puis une fois qu’elle avait repris des forces et passé les 3 kilos elle a pu téter toutes seule directement au sein, mais là pendant 4-5 jours des douleurs atroces à chaque mise au sein, j’en ai parlé à ma belle soeur qui allaitais son fils né 1 mois avant notre puce, elle m’a rassurée et dit que ça ne durerai pas et qu’elle y avait eu le droit aussi. Bon au final un allaitement jusqu’à 9 mois, mais j’ai eu vraiment de la chance d’être bien entourée parce que c’est vraiment décourageant, et que personne ne nous dit à quel point ce n’est pas tout rose et ça ne vient pas naturellement.
    Je pense que quoi qu’il arrive on est blindé pour le 2e, et carrément plus confiante dans nos choix, quels qu’ils soient.
    Désolé pour le roman, j’en avais des choses à dire!

    • Je n’ai pas accouché dans cette maternité, mais dans une autre pas loin, des d…nesses pour ne pas les citer, qui est pourtant aussi réputée. Toi tu as tout de même été très persévérante! je pense que j’aurais abandonné bien avant!

      • Oui c’est vrai! Mon mec était à fond pour, c’est d’ailleur lui qui avait commencé à en parler à la maison, donc c’est sûr que ça aide, même si je sais qu’il m’aurait soutenu à fond si j’avais arrêté. Et puis j’ai vu pas mal de gens allaiter aussi, j’ai 16ans d’écart avec ma dernière (demi-) soeur, 13 avec la précédente, les 2 ont été allaité longtemps, du coup je pense que dans ma tête ça me paraissait plus évident que le biberon.
        J’avais lu un truc pas mal dans le guide de l’allaitement de la mairie de paris qui disait qu’il ne falait pas hésiter à allaiter partout, que plus on verrait les femmes le faire plus ça paraitrait naturel.je trouve que c’est assez vrai
        Par contre je déteste cette gué-guerre des pro et anti-allaitement, je n’oblige personne à allaiter, ce qui compte c’est de se sentir bien, peu importe son choix. L’idéal serait d’être soutenue dans ce choix par le personnel de la matèr, puis par tous ceux à qui l’on a affaire par la suite(genre PMI…) qui finallement sont plus souvent là pour nous faire douter.

      • enfin je trouve qu’il faut surtout ne pas culpabiliser celles qui n’allaitent pas! ce ne sont pas de mauvaises mères!

  12. Je me retrouve complètement dans ce billet. Bravo de l’avoir écrit! Je m’attendais également à plus d’accompagnement dans la démarche d’allaitement et je n’ai pas trouvé la force toute seule de continuer. J’ai culpabilisé et puis non, voyant mon p’tit chat se porter comme un charme (il n’est jamais malade!), et créant une relation tout aussi intense avec lui. J’assume et le dire a permis de délier pas mal de langues dans mon entourage… Chacune fait comme elle veut et comme elle peut, surtout…

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  16. On a vécu la même chose, Maman Chérie et moi, même si elle s’est acharné jusqu’à mes six semaines, avant de passer à l’allaitement mixte… Pas la peine de se rendre malade pour allaiter à tout prix quand ca ne marche pas. Personne ne vit avec nous au quotidien. donc, personne n’a à juger !!!

    • Pas facile facile de faire ce choix sans jugement. Le web est très pro allaitement et quand on est plus fragile (comme après un accouchement) on se sent facilement mauvaise mère !

  17. Madame , jai lu votre article puis quelques commentaires aussi, jai limpression que je dois vous dire le secret de la reussite dun allaitement au sein !(comme si je le savais!) Vous et votre bebe et lecoute et la confiance entre vous! Si vous faites un second et que vous esperez trouver cette fois la perle rare qui vous accompagnera en douceur et en rassurant, vous risquez la grosse deception…malheureusement. Lisez , informez vous et ne comptez que sur votre ressenti. Mon sejour a la maternite est similaire au votre.autant de conseils que de personne,jetais obligee de me lever pour aller les chercher pour de laide,elles mont engueulees car je portais ma fille dans les bras (?)mais heureusement je nai ecoute personne.javais les larmes aux yeux de douleur pendant 3 semaines a chaque tetee et puis on sest apprivoisee elle et moi.jai jamais suivi aucun conseil!je suis tete de mule…necouter que vous quelque soit vos choix.nattendez pas que la bonne fee tombe du ciel! Toutes mes pensees, bien a vous. Helene

    • Merci pour votre commentaire, je ne me mets pas la pression (pour l’instant!) pour le n°2 prévu en mars, on verra bien ce que ça donne. C’est vraiment triste de lire autant de témoignages comme le vôtre sur le manque d’aide en maternité !
      merci,

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